Français English

La cuvée du 200ème anniversaire

CHABLIS GRAND CRU VALMUR 2009 en magnum

à servir carafé

 

Ce climat prestigieux, l'un des sept du Chablis Grand Cru, s’étend sur un peu plus de treize hectares. Il se situe au centre de la colline. Sa situation dans une vallée est à l’origine de son nom. Différentes parcelles offrent une variété d’expositions et de types de sols qui au sein d’une si petite superficie, donnent une grande diversité dans le, ou plus exactement, les vins issus de cette appellation.

Chablis Grand Cru Valmur carafe

En fonction de leur exposition sur le versant, les vignes se développent sur des sols moyennement épais et assez drainants ou sur des sols très peu épais ruisselants sur des marnes calcaires.

Une élaboration haute-couture

La vinification de la Maison J. Moreau & Fils s'adapte aux spécificités de ce terroir complexe. Les raisins du millésime 2009 ont été vendangés le 22 septembre, pressés lentement puis débourbés. Les fermentations alcooliques ont débuté en cuve inox par ensemencement de levures sélectionnées puis 10% des moûts ont été entonnés dans des fûts âgés d'un à trois ans et sélectionnés pour la finesse de leur grain et la subtilité de leur boisé. La fermentation alcoolique a duré 10 jours (en cuve inox et en fûts). La fermentation malolactique a débuté mi-octobre pour s’achever mi-novembre. La  cuvée élevée sous bois a bénéficié d’un batonnage hebdomadaire des lies totales et pour la partie en cuve d’une mise en suspension bimensuelle des lies. Le soutirage a été effectué en avril, un léger collage pour le vin en cuve avant la mise en bouteille en mai 2010 après six mois d’élevage.

Notes de dégustation, service carafé !

Le vin est à son apogée aujourd’hui, sa dégustation carafée permet d’exalter une longueur exceptionnelle et une personnalité hors du commun.

Le carafage d’un grand vin blanc en l’oxygénant lui permet d’exprimer plus vite sa personnalité. La carafe exalte les arômes tertiaires liés au subtil élevage sous bois.

Ce vin ciselé par la vinicultrice, telle une orfèvre, offre au regard une robe or brillant.

Au nez, la complexité se révèle avec des notes minérales légèrement fumées et de sous-bois qui laissent la place à des effluves d’agrumes mêlés à la noisette.

La bouche est dense et très structurée par une acidité parfaitement équilibrée. Le voyage gustatif débute avec la mangue et les épices douces comme la cannelle et s’achève en une finale fumée très persistante qui rappelle les amandes grillées et les fleurs blanches.

A partager avec un plat fin pour accompagner sa noble lignée, sur une même tonalité de saveur : un bar de ligne ou des coquilles Saint-Jacques, ou encore un brochet. A la bourguignonne sur des cuisses de grenouilles printanières, ou sur un fromage fort et crémeux d’Epoisses ou de Langres. Ce grand cru expansif révèle les multiples parfums de ces plats ancestraux et traditionnels. Sa complexité aromatique, sa rondeur et sa pointe acide accompagnent parfaitement aussi les goûts affirmés des cuisines asiatiques : à la japonaise sur des sashimis d’anguille ou des makis à l’algue bien présente. Sur le canard laqué, les préparations épicées et le sucré-salé de la cuisine chinoise